Guess who's coming to dinner ?

Mardi 28 octobre 2008 2 28 /10 /2008 09:00

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PART #1


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S
i c'est sur le label Coxsone que parait en 1967 son premier album Alton Ellis Sings Rock & Soul, le chanteur ne reste pas bien longtemps dans l'écurie de Studio One en retournant l'année suivante vers Treasure Isle avec The Flames. En peu de temps il enregistre plusieurs hit originaux dont Oowee Baby, I love you, How can I et I can’t stand it along une cover de My Willow Tree de Chuck Jackson. Reid lui organise une séries de concerts à New-York. Seulement il doit en mars mettre fin à cette mini tournée et repartir d'urgence pour la Jamaïque, sa mère venant de décéder.

Il repart sur les routes, et après trois semaines de tournée entre Nassau et Freeport aux Bahamas, rentre à Kinstong et met la main à la production assisté du trompettiste légendaire, le regretté Johnny 'Dizzy' Moore. De cette collaboration nait My time is the right time et The message. Durant cette même année 68, Alton travaille avec le producteur M.C. Bough qui, comme Reid est un ancien policier. Si moins expérimenté que le duc, il n'en reste pas moins que cet énigmatique producteur dans la carrière d'Alton presse trois titres de bonne facture que sont I can’t stand it, Tonight (aka Feeling Inside) et Give Me Your Love (avec Davis Isaacs).
Jusqu'à la fin de 1968, Ellis continue d'enregistrer avec les frères énemis Dodd et Reid, sans que l'apparition d'une nouvelle forme musicale appelée Reggae n'influe en rien sur sa popularité. Sort au début 1969 son deuxième album, sous la houlette de Coxsone, The Best Of Alton Ellis, sur lequel on retrouve un bonne partie de ses enregistrements contemporains pour Studio One avec notament sa superbe version de Tyrone Davis Can I change my mind. Régulièrement en studio, enregistrant également pour Reid Breaking up sorti sur Supersonic, il part au printemps pour une tournée de 4 mois au Canada avec Jo Jo Bennett & The Fugitives, essuyant les Clubs, endroits où se retrouvent les communautés des West Indies diffisuant les dernières nouveautés yardies et/ou recevant nombre de formations de passage ou installées dans le pays.

Alton reprend en 1970 le chemin des studios à la fois pour le Duke et Coxsone, session qui débouchent l'année suivante sur la parution de son troisième opus Sundy coming. Sur Treasue Isle il sort en duo avec Phyllis Dillon Remember That Sunday, la sublime cover de Junior Walker and The All Stars What Does It Take (To Win Your Love) ou encore You’ve Made Me So Very Happy un classique de Brenda Holloway. Sans jamais réserver l'exclusivité à ses deux producteurs fétiches, il collabore avec d'autres acteurs de Kingston : entre Prince Buster, Phil Pratt et autre Sid Bucknor, pendant que Winston Riley presse I’ll Be Waiting, It’s Your Thing et Soul Groove, . En Rasta et panafricain convaicu, avec l'avènement du Reggae, Alton va dès le début des 70's progressivement oublié sa facette romantique pour des textes plus engagés à l'image du très populaire Back to Africa et de (Lord) Deliver us produits par Lloyd Daley.

En 1971, Alton se rend en Angleterre, où pour les producteurs Clancy Collins et Sylvan Bryan basés à Londres il fait quelques sessions. De retour en Jamaïque, l'argent gagné pour son travail avec Dodd, Pete Weston, Bunny Lee, Lloyd Charmers, Keith Hudson, Herman Chin-Loy, Joe Gibbs ou encore Randy’s, lui permet de produire sur son AllTone. Alors qu'il est reparti pour Londres, travailant avec les producteurs Dave Hadfield et Lloyd Coxsone, du côté de la Jamaïque, Duke Reid sort l'album Mr Soul of Jamaica composé de titres remixés précédemment sortis sur Treasure Isle. Après un passage par la Jamaïque, Alton voyage entre New-York, le Canada et la Grande-Bretagne où il va définitivement s'intaller en 1973. Tout au long de la décénie, Alton reste actif et présent sur la nouvelle scène Lover's Rock, en lançant notament la carrière de la chanteuse Janet Kay.

Au cours de 80's, Alton ouvre sa boutique Alltone Record dans le quartier londonien de Brixton. Il continue d'enregistrer régulièrement pour aboutir à la sortie d'une série d'albums Mr Skabena, A New Day, Daydreaming, Continuation et 25th Jubilee Collections en 2 volumes. Durant cette période, il travaille avec un certain nombre de producteurs de la nouvelle vague Early DanceHall et DanceHall et plus particulièrement avec Henry 'Junjo' Lawes, King Jammy et Tapper Zukie.

Au fil des annéss, tout en continuant à se produire regulièrement en live de part le monde, Alton se fait moins présent en studio. Il contribue à l'organisation des populaires Rock Steady Gala, show annuel ayant lieu au Hammersmith Palais de la Eastern Bank Holidays de Londres. En 1994, après plus de trente ans de carrière, sa contribution considérable pour la musique jamaïcaine est officiellement récompensée par le gouvernement jamaïcain qui lui décerne l'Ordre du Mérite (Order of Distinction) au cours des cérémonies du National Heroes Day [à titre posthume Bob Marley reçut ce même honneur en 1981]. Toujours actif les années qui suivent cette distinction, en 2006 Alton Ellis est intronisé et invité d'honneur des International Reggae & World Music Awards, cérémonie tenue à New-York à l'Apollo Theater de Harlem. Un peu plus d'un an plus tard, il lui est diagnostiqué un cancer des glandes lymphatiques. Après une chimiothérapie au cours de l'été 2007, il semblait avoir vaincu la maladie. Malheureusement, le 1er août dernier au légendaire 100 Club, après avoir effectué plus de la moitié de son set, le chanteur s'effondre sur scène. Immédiatement conduit à l'opital, Alton ne parvient pas à se remettre de ce dernier mailaise, et il y 3 semaines il était admis au Hammersmith Hospital de Londres pour reprendre un ultime et vain combat. Dans la nuit du vendredi 11 octobre, Alton Ellis s'en est allé entouré de sa famille et d'amis laissant orphelins des milliers de fans dont  fait parti et un héritage musical colossal rarement égalé. Alton Nehemiah 'Mr Soul' 'Mr RockSteady' Ellis, entré pour l'éternité au Panthéon de la musique Jamaïcaine deumeurera incontestablement le plus grand chanteur jamaïcain des 60's...




JAH ALMIGHTTY guide and protect ALTON ELLIS to Holly Mount Zion...

R.I.P.

One Light...

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Dimanche 26 octobre 2008 7 26 /10 /2008 09:06

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Revenir sur un la carrière d'Alton Nehemiah Ellis  à qui a rendu hommage dans un de ses dernier articles suite à sa disparition en quelques paragraphes est une tâche impossible. Pensez-donc, pendant plus de quarante ans, sa voix inimitable, nourrie au R&B et à la Soul US, a enthousiasmé des centaines de milliers d'amateurs de musique jamaïcaine dans le monde entier, enregistrant d'innombrables classique Ska, Soul, RockSteady et Reggae.

Né le 1er Septembre 1940 à Kingston, Jamaïque, Alton Ellis grandi au coeur de Trenchtown, où il a essuyé les bancs de la Ebeneezer Boys' Town, excellant à la fois dans la musique et le sport, notamment le cricket, le tennis de table et la boxe. C'est avec la danse qu'Alton se rapproche du monde de la musique en participant à des concours locaux, mais la chant prend au fure et à mesure le pas sur ses jambes en particulier après avoir impressionner ses amis étudiants lors d'un concert au cour duquel il repris une sélection de morceaux de Mario Lanza tirés de la bande son du film The Student Prince. Après avoir terminé ses études en 1955, Alton trouve du travail comme ouvrier sur un chantier à Stony Hill. Encouragé par ses collègues de travail, il auditionne pour le célèbre concours Vere John's Opportunity Hour, mais intimidés par la concurrence, dont Jackie Edwards, Owen Gray et Lascelles Perkins, il se retire du concours. Il lui faudra 2 ans pour se décider à prendre la voie de la musique, relancé par l'ambition de son ami Eddie Parkins, avec qui il forme le duo Alton & Eddy. Il compose à cette période une ballade plaintive au sujet d'une certaine Muriel, titre faisant rapidement partie du répertoire du tout jeune duo. Interprétant le morceau lors d'une audition pour le principal producteur local, Clement 'Coxsone' Dodd, ce dernier s'impresse de les faire enregistrer au Federal Studio et sort leur premier 7'' sur son tout récent label Worldisc. Le titre cartone dans les charts locaux, nous sommes en 1959 !
Après quelques temps passé sous l'aile de Dodd, période pendant laquelle sortent My heaven, Lullaby angel, I Know it all, I’m never gonna cry et Yours, Alton & Eddy enregistrent une poignée de titres pour Vincent Chin de Randy’s. Alors que le duo remporte le premier du concours de talents A star is born, Perkins quitte l'île pour les USA. A Kingston, Alton se fait embaucher dans une imprimerie locale dont il est licencié après quelques mois, son employeur voyant d'un mauvais oeil sa passion et son ambition pour la musique. Durant cette période, notre chanteur enregistre quelques rares morceaux tel Now and fore ever pour Prince Buster ou encore Sands of the sea pour Mike Shadad.

1er à gauche Lloyd Knibbs
2éme Lloyd Brevett
Saxo Rolando Alphonso
Derrière le piano Ernest Ranglin
Dernier à droite Ken Boothe. (Sources : Gilles Schembri)


E
llis se trouve un nouveau partenaire en la personne du talentueux John Holt, avec qui il retourne au Randy's Studio et enregistre pour Chin un nombre conséquent de morceaux dont l'excellent Rum Bumper, Ska beat ou Mouth a massie. Alors que son partenariat avec Holt s'avére de courte durée, déterminé à rester dans la musique, Alton forme alors un groupe vocal composé a ses prémices de son frère Leslie, de Noël 'Scully' Simms, Baby G et Ronnie - deux de ses amis. Ils sont bientôt rejoint par Lloyd Charmers et Winston Jarrett. The Flames commencent alors une relation très fructueuse avec le producteur Arthur Duke Reid de Tresure Isle qui débouche sur la sortie d'une série de bons titres anti rude-boy (voyous de l'époque semant violence et terreur dans les rues et lors des soirées) dont en 1962 Dance crasher, puis Don’t Trouble People, Cry Tough, Blessings Of Love et The Preacher, morceaux tous composés par Ellis.
En 1966, le Ska tent à évoluer vers un nouveau style dont Alton Ellis va être à l'origine du nom par le biais d'un titre enregistré cette même année. Un soir en studio, lors d’une session l'absence du bassiste oblige une certain Jackie Mittoo à jouer la ligne de basse lui-même. Sa main gauche ne pouvant pas suivre le rythme effréné du Ska, Mitto adapte donc un rythme plus lent au clavier, son instrument de prédilection. Présent ce soir là, Alton enregistre pour Duke Reid sur cette rythmique Get steady, Rock Steady, sorti sur le très rare label yardie Trojan (à ne pas cofondre avec l'homologue UK au casque grec antique, l'empreinte de Trojan JA étant deux taureaux face à face surmontés d'une couronne que la maison britanique repris sur ses premiers pressage entre 1967/68) donnant son nom à cette nouvelle mode, titre considéré comme le premier RockSteady.
Fermement établi comme l'un des chanteurs les plus populaires de l'île, Alton se retrouve malgré lui au milieu d'une véritable guerre que se livrent Reid et Coxsone à son sujet. Si Dodd lui assure une tournée en Grande-Bretagne avec les Soul Vendors, Ken Boothe et Owen Gray et une série d'enregistrements avec Mad, Mad, une magnifique version de Let Him Try de Rosco Gordon, le hit I Am Just A Guy et son plus gros succès international I’m Still In Love [rythme sur lequel Althea & Donna vont faire le planétaire Uptown Top Ranking], ces deux derniers lui ayant été inspiré par la femme de sa vie Pearl à qui d'ailleurs il consacrera la chanson Pearl (!!!) en 1969, il commet l'exploit d'enregistrer pour le Duke foultitude de classiques tels All My Tears (Come Rolling), Why Birds Follow Spring, superbe interprétation du néanmoins sublime Ain’t That Lovin’ You (For More Reasons Than One) de Johnny Taylor, Willow tree ou encore La la means I love you avec The Flames sur le rare label ducal Supersonics sortent également Girl I’ve Got A Date, qui à la fin de 1966 connait un grand succès se retrouvant en tête des charts de la radio nationale, Duke Of Earl [cover d'un titre néo-Doo Wop de Gene Chandler de 1962]...
 

Part #2





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